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| Convention Collective p.185 |
lundi 23 mai 2011
Sept sous en dessous.
jeudi 15 avril 2010
Heures dues aux permanents
À tous les permanents et permanentes qui doivent réaliser 1,820 heures cette année, sachez que vous devriez avoir 7 heures qui vous sont dues et que vous devez prendre avant la fin de votre année.
vendredi 2 avril 2010
Touche pas à mon salaire ni à ma partie de golf
Une membre, qui en était à sa première assemblée, se leva donc pour proposer une modification au budget afin d'augmenter la part consacrée à l'Action syndicale.Comme la proposition fut appuyée, et que le budget se retrouvait déséquilibré,on demanda à la personne où serait pris l'argent nécessaire. Celle-ci,considérant que le poste consacré aux officiers syndicaux était fort largement pourvu, elle suggéra comme une évidence de faire une légère ponction dans les salaires versés.
Mal lui en pris. Pour une rare fois des membres de l'Équipe AccèsCible sont descendus de leur piédestal pour venir au micro sur le plancher des vaches. Et ce fut un barrage d'artillerie, digne des orgues de Staline, au point où un des membres d'AccèsCible y alla d'un tabar... pour conclure sa tirade. Les employé-es du syndicat ne furent pas en reste pour bien démontrer leur allégeance à l'équipe régnante.
La proposition fut évidemment battue.
Un peu plus tard, lors de la présentation du rapport financier du Centre social, la même personne, remarquant qu'il y avait une jolie somme consacrée à un tournoi de golf, s'informa sur la pertinence de ce tournoi et suggéra de consacrer cette somme à des activités qui pourrait rejoindre un plus large spectre de personne.
On ne touche pas à un tournoi de golf. Ça, c'est clair.
mercredi 17 mars 2010
Bibliotechnicien ou technicien en documentation
dimanche 21 février 2010
Auxiliaire: avancement d'échelon et rétro
Une rétroactivité couvrant la période du 1er janvier au 5 février inclusivement sera versée à la paie du 19 février 2010, payable le 4 mars 2010.
lundi 25 août 2008
Les 35 heures
Ainsi, une bibliotechnicienne, dans Ahuntsic-Cartierville, qui avait dû assumer la responsabilité d'une bibliothèque durant les vacances de la bibliothécaire s'est vu refuser un ¼ d'heure de temps supplémentaire. On lui a demandé de transférer son temps à la semaine suivante. Il aura fallu l'intervention de la directrice syndicale pour qu'on lui paie son dû.
Dans Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, une aide-bibliothécaire de l'arrondissement qui avait été affectée dans une autre bibliothèque pour dépanner (à cause d'un manque flagrant de personnel, évidemment), s'est vu retourner chez elle parce qu'elle se serait retrouvée en temps supplémentaire.Espérons qu'on lui a payé les 3 heures prévues par la loi des normes du travail pour son déplacement!
Comme quoi, il est beaucoup plus important de ne pas payer ne fusse qu'un ¼ de temps supplémentaire que d'éviter une surcharge de travail aux employés et d'assurer un service de qualité.
mardi 6 mai 2008
Surplus et ingratitude
Dans son communiqué du 24 avril, elle en attribut les causes, entre autres, à «la vigueur du marché immobilier, une gestion plus serrée de la dette et une hausse des revenus d'intérêt sur les placements...»;mais pas un mot sur notre valeureuse contribution.
Quelle ingratitude !!!
lundi 5 mai 2008
Temps supplémentaire
Cependant, nous ne croyons pas qu'il est de notre devoir de gérer notre temps de telle sorte que nous ne fassions pas d'heures supplémentaires. C'est à notre employeur à voir à ce que cela ne se produise pas. Déjà, le passage de 40 heures à 35 heures constituent pour plusieurs un sérieux manque à gagner. Il ne faudrait pas tomber dans une forme de culpabilité auto-répressive en se dénonçant soi-même: «Je ne peux pas accepter, je vais dépasser les 35 heures...»
Il est évident qu'une telle situation aurait moins de chance de se produire s'il y avait une Banque réseau capable de voir nos horaires et de moduler ses demandes en fonction des heures permises de travail. Mais pour l'instant, ils sont 9 arrondissements avec 9 banques; et c'est à eux de faire en sorte qu'il n'y ait pas de surtemps.
Ainsi, si vous avez des offres qui amènent un dépassement des 35 heures et que vous désirez les travailler, faites-le. Vous êtes des aide-bibliothécaires ou des technicien-nes et non des cadres (ce n'est pas ce qui manque dans cette ville). Quant au temps supplémentaire que cela pourrait occasionner, eh bien! que les arrondissements ou la Ville le paie ... ce n'est pas votre problème.
Et surtout ne vous laissez pas intimider ...
mercredi 9 janvier 2008
Ville m'entends-tu
De temps à autres, nos payes sont l’objet de rajustements négatifs. Presque toujours, la ville procède de la même façon cavalière : elle se rembourse sans prévenir, sans fournir de raisons et d’un seul coup, peu importe le montant. À nous, ensuite, de découvrir pourquoi ! Et l’on sait qu’obtenir la moindre réponse n’est jamais simple : avant d’y arriver, il faut souvent passer toute une ribambelle de coups de fil plus infructueux les uns que les autres.
La première question que l’on se pose est généralement la suivante : « Ont-ils le droit d’effectuer une retenue ? » Eh bien, la réponse n’est pas la même selon qu’on soit permanent ou auxiliaire.
Pour un permanent, l’article 36.05 de la convention collective stipule que « l’employeur ne retient à la fois jamais plus que l’équivalent de trente-trois et un tiers pour cent (33 1/3 %). »
Toutefois, la suite de cet article complique les choses, puisqu’il ajoute :
« L’employeur n’est pas tenu de se conformer à cette obligation si cette façon d’agir fait courir le risque de ne pas récupérer l’argent versé en trop ou si le fonctionnaire a agi malhonnêtement ou négligemment en acceptant les sommes versées en trop ».
Nul besoin d’être malin pour deviner les abus que cette dernière phrase permet, l’employeur ayant beau jeu de prétendre qu’il y a eu négligence ou même malhonnêteté...
Pour un auxiliaire, l’article 36.05 ne s’appliquant pas, la convention est muette. C’est donc dans la Loi sur les normes du travail qu’il faut chercher notre réponse. Voici ce qu’elle dit :
« Un employeur peut effectuer une retenue sur le salaire uniquement s’il y est contraint par une loi, un règlement, une ordonnance d’un tribunal, une convention collective, un décret ou un régime complémentaire de retraite à adhésion obligatoire. » art. 49
Dans l’interprétation de cet article, on précise :
« Le premier alinéa de cet article vise les retenues sur le salaire effectuées au bénéfice d’une tierce personne.[...] Il faut comprendre que dans ces cas, il ne le fait pas de sa propre initiative. Aucune autre retenue, de quelque nature qu’elle soit, ne peut être effectuée par l’employeur sur le salaire à moins que le salarié n’y consente par écrit pour une fin spécifique mentionnée aussi par écrit. »
Tous les cadres rencontrés au sujet de retenues effectuées sans entente préalable était d’ailleurs parfaitement au courant de la convention et de la Loi. Ainsi, nul n’ignore la Loi et nul n’ignore la convention, mais nul n’observe l’une ou l’autre ! Et si vous questionnez un cadre sur cette aberration, soyez assurés qu’il vous répondra que cela ( comme tout ce qui ne va pas… ) ne dépend pas de lui. En fait, la faute en incombe toujours à cette entité immatérielle et insaisissable, souvent invoquée, jamais aperçue, dont aucun cadre ne saurait répondre : la ville…
Ne les laissez pas s’en tirer à si bon compte : exigez chaque fois que l’argent vous soit rendu et qu’il soit ensuite prélevé selon la convention si vous êtes un permanent ou selon la Loi si vous êtes un auxiliaire. Les cadres ( qui n’y sont pour rien, n’oubliez pas…) rechigneront sans doute un peu car cela représente du travail, mais ils n’auront d’autres choix que d’obtempérer s’ils veulent éviter un grief. Ainsi, un jour, ne serait-ce que pour s’éviter ce surcroît de travail, peut-être trouveront-ils un moyen d’entrer en contact avec l’immatérielle et insaisissable entité pour qu’elle se plie dorénavant aux lois terrestres… Courage !
mercredi 2 janvier 2008
Vers une nouvelle convention: à vous de le dire
On nous fait part d'améliorations dans les conditions de travail des auxiliaires, dans la mobilité inter-arrondissement pour les permanents ainsi que de gains en ce qui concerne la conciliation travail-famille.
Quant aux salaires: pas un mot. La Ville, pour sa part, est plus loquace. Dans un communiqué interne, il est dit que «cette entente, conforme au cadre financier annoncé par la Ville à l'automne 2006, confirme le gel des salaires pour l'année 2007 et prévoit des augmentations de 2% pour les années 2008, 2009 et 2010». M. Frank Zampino y va même de félicitations à l'endroit des représentants de notre syndicat.
Évidemment, pour lui, il y a de quoi se réjouir, mais pour nous...
Comme nous sommes le plus gros syndicat de la Ville,si nous signons, souhaitons bonne chance aux autres avec qui, nous disait-on, nous étions en relation afin de venir à bout du carcan salariale que l'on voulait nous imposer.
jeudi 27 décembre 2007
St-Michel: des aides-bibliothécaires à rabais
Toutefois, à cause principalement de l'incapacité (voulue?) de la Banque réseau à répondre aux demandes de personnels, ces stagiaires sont, plus souvent qu'autrement, laissés à eux-mêmes et opèrent sans supervision à l'intérieur de la bibliothèque. Tout cela se fait au grand dam des aides-bibliothécaires qui vivent déjà une surcharge de travail et ne sont pas en mesure de vérifier la qualité des services rendus, mais doivent réparer les pots cassés.
Il va sans dire que ces stagiaires qui ne sont pas couverts par la Convention collective et qui ne reçoivent que 10$ l'heure constituent une véritable aubaine pour l'arrondissement.
Les délégués et la directrice syndicale de l'arrondissement ont été mis au fait de la situation lors de leur visite dans le cadre de la tournée «rumeur» à laquelle ils participaient. Ils devaient s'en occuper. Résultat jusqu'à présent:«NADA».
lundi 17 décembre 2007
QUI TRAÎNE DE LA PATTE?
(Collaborateur exclusif du Canardo pressé et du Colvert)
Aujourd’hui, pas de devinette. Nous allons récapituler pour voir si vous avez suivi…
Pour la période couvrant la dernière convention collective (2002 à 2006) en prenant l’année 2001 comme référant, les augmentations de l’Indice des Prix à la Consommation et des salaires des syndiqués du Québec sont illustrées dans le tableau suivant :
1 = Indice des Prix à la Consommation;
2 = Augmentation salariale des Cols blancs de Montréal;
3 = Augmentation de la rémunération de l’Exécutif du syndicat Col blanc
(SFMM);
4 = Augmentation salariale des syndiqués
québécois du secteur municipal;
5 = Augmentation salariale des syndiqués
québécois du secteur privé.

Bravo! Vous aviez bien suivi. Mais je vois dans vos yeux que des différences de 3,6 % ou de 1,5 % vous semblent presque infimes. Il faut savoir que 5 ans, c’est une courte période. Regardons ce que cela donne sur une longue période, soit de 1993 à 2006, en prenant l’année 1992 comme référant.
1 = Indice des Prix à la Consommation;
2 = Augmentation salariale des Cols
blancs de Montréal;
3 = Augmentation de la rémunération
de l’Exécutif du syndicat Col blanc
(SFMM);
4 = Augmentation salariale des syndiqués
québécois du secteur municipal;
5 = Augmentation salariale des syndiqués
québécois du secteur privé.

C’est connu : de petites causes ont de grands effets!
C’est l’heure des devoirs et, pour cette semaine, vous devrez répondre à deux questions :
1. Sachant que la Ville de Montréal prévoit une augmentation de coût de la vie de 2 % pour 2007 et sachant qu’elle offre une augmentation salariale de 0 % aux Cols blancs, que l’exécutif syndical du SFMM aura une augmentation d’environ 2,8 %, que les syndiqués du secteur municipal verront leur salaire augmenter de 2,3 % et que les syndiqués du secteur privé auront une augmentation de 2,4 % pour 2007, quel sera le retard des Cols blancs?
2. Si les Cols Blancs de Montréal ne cessent de s’appauvrir, objectivement et relativement, cela est dû à quoi?
Faites bien vos devoirs… la correction sera sévère. Merci.
lundi 19 novembre 2007
DES MYTHES AU SERVICE DE QUI?
Un toujours trop bref exposé du Professeur Calculus.
(Collaborateur exclusif du Canardo pressé et du Colvert)
Pour détendre l’atmosphère en partant, une petite devinette : est-ce que le Bonhomme Sept-heures existe? Pensez-y…
Maintenant, parlons argent! Parlons de votre argent!
Courrier du lecteur. Un autre admirateur (que voulez-vous, je ne les compte plus…) m’écrit : «Cher Professeur Calculus, les mots se bousculent dans mon cerveau pour vous applaudir. Une question : on a toujours dit que les fonctionnaires ont de plus grosses augmentations salariales que dans le privé, qu’en est-il? Je salive en attendant votre réponse…».
Merci, n’en ajoutez plus, la cour est pleine. Encore une fois, le Professeur Calculus, c’est-à-dire moi-même, s’est décarcassé pour rendre compte de la situation.
Pour la période couvrant la dernière convention collective (2002 à 2006), en prenant l’année 2001 comme référant, voici ce que donne la comparaison entre l’augmentation des salaires des syndiqués du secteur privé du Québec et l’augmentation des cols blancs de la Ville de Montréal :
Eh oui… le secteur privé a connu une augmentation de 3,6 % de plus que les cols blancs en seulement 5 ans. Sur un salaire annuel de 30 000 $, cela représente 1 080 $!
Réponse à la devinette : non, mais on s’en sert pour faire peur aux enfants.
Encore un lecteur satisfait. Merci.
lundi 5 novembre 2007
DES PARENTS PAUVRES
Pour détendre l’atmosphère en partant, une petite devinette : quel être grossit le plus proportionnellement à sa taille à la naissance? Pensez-y…
Maintenant, parlons argent! Parlons de votre argent!
Courrier du lecteur. Une charmante lectrice allumée m’écrit : «Professeur Calculus, félicitations pour vos exposés si brillants. Je me demandais ceci : est-ce que les autres salariés syndiqués québécois du secteur municipal gagnent plus, autant ou moins que les cols blancs montréalais? Merci à l’avance et continuez votre belle œuvre.»
La question est posée et, ne reculant devant rien, le Professeur Calculus, en l’occurrence moi-même, est allé voir.
Pour la période couvrant la dernière convention collective (2002 à 2006), en prenant l’année 2001 comme référant, voici ce que donne la comparaison entre la moyenne d’augmentation des salaires des syndiqués québécois du secteur municipal avec l’augmentation des salaires des cols blancs montréalais :
Eh oui… une différence, en 2006, de 1,5 % entre des collègues d’un même secteur sur une toute petite période de 5 ans!
Réponse à la devinette : je ne sais pas, mais ce n’est certainement pas le Col blanc montréalais.
Une autre lectrice de satisfaite. Merci.
lundi 22 octobre 2007
CERTAINS PLUS ÉGAUX QUE D’AUTRES
(Collaborateur exclusif du Canardo pressé et du Colvert)
Pour détendre l’atmosphère en partant, une petite devinette : dans une meute, le loup dominant mange-t-il plus que les autres? Pensez-y…
Maintenant, parlons d’argent! Parlons de votre argent!
COURRIER DU LECTEUR. Quelqu’un m’écrit me disant que, voulant se renseigner sur la rémunération des dirigeants syndicaux, il se serait fait répondre ceci : «Le contrôleur du SFMM (SCFP) m’indique, qu’il est à noter, qu’au fil des années ces montants (le traitement des dirigeants) ont toujours été majorés annuellement selon le même pourcentage d’augmentation négocié pour les membres (…)» Ce lecteur me demande : qu’en est-il? Ne reculant devant rien, le Professeur Calculus, en l’occurrence moi-même, a épluché les états financiers.
Pour la période couvrant la dernière convention collective (2002 à 2006), en prenant l’année 2001 comme référant, voici ce que donne la comparaison entre les salaires des 3 plus hauts dirigeants du SFMM et celui des membres :

Eh oui… malgré une baisse marquée en 2002, les salaires des trois (3) plus hauts dirigeants du SFMM ont augmenté de 2,6 % de plus que le salaire des membres, sur une période de 5 ans. Pour 2007, l’augmentation est d’environ 2,8%! Pour 2007, les membres ne savent pas s’ils auront une augmentation…
Réponse à la devinette : oui.
Un autre lecteur satisfait. Merci.
mardi 9 octobre 2007
Serions-nous des gras durs
Il est fréquent d’entendre dire, même de la part de certains de nos collègues, que les fonctionnaires municipaux sont trop payés et que, à cause de cela, la Ville de Montréal est en constante difficulté financière. Ne reculant devant rien, le Colvert est allé enquêter et a déniché les chiffres suivants (tous ces chiffres sont officiels!) :
· entre 2001 et 2006, à Montréal selon Statistique Canada, le coût de la vie a augmenté de 10,8 %;
· entre 2001 et 2006, c’est-à-dire la période de notre dernière convention collective, nos salaires ont augmenté de 9,3 %. Nous avons donc perdu 1,5 % de pouvoir d'achat en seulement 6 ans, ce qui signifie que si nous voulions conserver notre pouvoir d’achat de 2001, il faudrait, en 2006, travailler 31 minutes 30 secondes de plus que le «35 heures» hebdomadaire;
· entre 2001 et 2006, les revenus de la Ville de Montréal ont augmenté d’environ 17,5 %! Eh oui, 17,5 %!Et, en 2007, il est prévu dans le budget de la Ville de Montréal que ses revenus augmenteront encore d’environ 2,5 %!
Les augmentations de salaire des éluEs (de 20 % dans certains cas…), la création de très nombreux nouveaux postes de cadre, la re-localisation de bureaux d’arrondissements (environ 20 Millions $ à Ahuntsic / Cartierville), les coûts générés par la division de Montréal en fiefs, etc., etc., etc., ne relève ni de notre pouvoir, ni de notre volonté. Mais, à regarder les chiffres, il semble que nous en ferions les frais!
Dans cette perspective, notre revendication salariale de l’indice du coût de la vie + 1 % semble assez timide, n’est-ce pas? Peut-être aurions-nous dû ajouter à nos revendications : une saine gestion des avoirs des Montréalais?
lundi 8 octobre 2007
S’APPAUVRIR EN TRAVAILLANT
Un trop bref exposé du Professeur Calculus
(Collaborateur exclusif du Canardo pressé et du Colvert)
Pour détendre l’atmosphère en partant, une petite devinette : la fourmi ayant travaillé tout l’été à amasser des provisions pour l’hiver, que lui arriva-t-il l’hiver venu? Pensez-y…
Maintenant, parlons argent! Parlons de votre argent!
Pour la période couvrant la dernière convention collective (2002 à 2006), en prenant l’année 2001 comme référant, voici ce que donne la relation du salaire des Cols blancs montréalais avec l’IPC :
Eh oui… même si les salaires ont augmenté de 9,3 %, le Col blanc montréalais a subi une perte de 1,5 % de pouvoir d’achat! Cela signifie que pour conserver le même pouvoir d’achat qu’en 2001, avec le salaire de 2006, le Col blanc montréalais devra travailler 31 minutes 30 secondes de plus que son 35 heures hebdomadaires.
Réponse à la devinette : même si l’hiver dure toujours 100 jours et même si la fourmi a travaillé exactement comme il y a 6 ans alors que ses provisions avaient duré tout l’hiver, cette année, elle va crever de faim près de une journée et demie. Mais ce n’est pas grave… ce n’est qu’une fourmi, après tout!
Merci.



