jeudi 27 mars 2014
Enfin les RFID arrivent…
En février le comité exécutif de la ville a finalement approuvé le projet d'automatisation des prêts et des retours de documents par l'entremise de postes libre-service. Le budget total du projet approche les 8 millions de dollars. Le projet se développera en trois phases.
samedi 8 février 2014
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lundi 9 juin 2008
Des nouvelles de Rosemont
Les aides-bibliothécaires de la bibliothèque Rosemont ont appris, avec consternation, que trois nouveaux cadres seront embauchés dans notre arrondissement à titre de « Chefs de section - Bibliothèques. » Trois cadres de plus dans un seul arrondissement, ça me semble ÉNORME. L’arrondissement Rosemont-La-Petite-Patrie ne cesse de voir augmenter les besoins en services municipaux de sa population et aurait d’avantage besoin de nouveaux cols blancs que de cadres.
Pour nourrir nos angoissantes questions, nous n’avons qu’à regarder ce qui s’est passé dernièrement dans l’arrondissement de Ville-Marie alors que des entrevues se sont tenues pour des postes d’aides-bibliothécaires sans que les postulants soient déjà dans le réseau des bibliothèques. La majeure partie des personnes reçues provenaient de l’externe. Le poste a été affiché mais est-ce qu’un bloc a été offert sur la banque réseau ? Non, parce que les postulants devaient être disponibles pour travailler en tout temps dans cet arrondissement. Ce qui leur permettra aussi, une fois embauchés, de se mettre disponibles sur la banque réseau.
Ce qui se passe dans Mercier-Hochelaga-Maisonneuve n’est pas plus encourageant. Si de plus en plus de bibliothèques se passent de la banque réseau pour combler leur besoin, comment les aides qui n’auront que quelques heures assurées pour l’été pourrons-t-il combler leur manque à gagner ? Alors que certains arrondissements peuvent s’échanger les employés pour des remplacements, l’arrondissement de Rosemont-La-Petite-Patrie continue de combler les demandes de remplacements par la banque réseau. Donc, notre possibilité de faire des heures dans le réseau continue de diminuer et l’arrondissement ne favorise en rien la mobilité interne de ses aides.
De plus, la création de la nouvelle bibliothèque devrait ouvrir de nouveaux postes qui seraient directement offerts sur la banque réseau, sans considération pour les employés déjà en place dans l’arrondissement.
En conclusion, bien sûr ça va mal dans plusieurs arrondissements côté bibliothèque mais ça ne va guère mieux dans les autres. C’est l’incohérence dans notre parcours professionnel, c’est la démobilisation des employés, lentement mais sûrement, un arrondissement à
Mon point de vue est qu’il ne saurait y avoir un système de gestion des aides-bibliothécaires par arrondissement. Les conditions de mobilité et d’équité doivent être les mêmes pour tous sinon il y aura désolidarisation des employés et injustices flagrantes.
J’aimerais savoir ce que l’on peut et doit faire pour que cesse l’accroissement des chefs et la dissémination des indiens. Si les aides de chaque arrondissement continuent de vivre leur vinaigrette amère de manière isolée, les « gains majeures » ne veulent rien dire du tout pour les employés des bibliothèques. Qu’est-ce qu’il faut pour que notre syndicat impose le respect des travailleurs en bibliothèques?
Ouf !
vendredi 9 mai 2008
Les bibliothèques de Montréal : laisser pour compte? Un exemple: Le Prévost
Pour juger d’un service public comme les bibliothèques, il y a au moins deux facteurs importants qu’il faut considérer : le service fourni et les conditions de travail de celles et ceux qui sont en première ligne (aides-bibliothécaires, techinienNes et bibliothécaires).
Un article récent[1], basé sur les normes des grandes villes canadiennes et le Diagnostic des bibliothèques municipales de l’Île de Montréal posé en 2005, commente la situation de la bibliothèque Le Prévost. En fonction de la population desservie (80 000 dans le cas de Le Prévost), selon les normes canadiennes, la bibliothèque n’atteint que :
· 33 % en termes d’espace;
· 54 % en termes de collection (la norme canadienne prévoit
· 36 % en ressources professionnelles;
· 38 % en ressources cléricales.
Conclusion évidente : manque d’espace, manque de livres et manque de ressources humaines. Voilà pour le service fourni par la Ville de Montréal et ses arrondissements.
En ce qui a trait aux conditions de travail de celles et ceux qui sont en première ligne, c’est-à-dire nous, nous n’avons qu’à comparer deux chiffres : alors que Le Prévost n’atteint qu’environ 54 % des normes canadiennes en termes de collection, les ressources humaines sont de beaucoup plus déficientes (36 % en ressources professionnelles et 38 % en ressources cléricales). Donc, pas assez de livres eu égard à la population desservie et pas assez de travailleuses et travailleurs par rapport au nombre de livres!
Si on ajoute le fait qu’en augmentant le nombre d’heures d’ouverture publique des bibliothèques, on a diminué le nombre d’heures de travail fournie pour chaque heure d’ouverture publique[2], cela n’augure pas une éventuelle atteinte des normes canadiennes, bien au contraire.
Et tout ça basé sur les chiffres tout ce qu’il y a de plus officiel de la Ville de Montréal!
Pourtant, chaque parti politique municipal prétend faire de la culture une de ses priorités, quand il prendra le pouvoir…
[1] L’arrondissement envisage l’agrandissement de la bibliothèque Le Prévost, Progrès de Villeray, 16 septembre 2007.
[2] Par exemple, à la bibliothèque Côte-des-Neiges, à la session automne 2003 (38 heures hebdomadaires d’ouverture publique), chaque heure d’ouverture publique impliquait 11,9 heures travaillées par les aides-bibliothécaires alors qu’à la session hiver 2007 (47 heures hebdomadaires d’ouverture publique), chaque heure d’ouverture publique impliquait 10,9 heures travaillées par les aides-bibliothécaires : une (1) heure de moins de travail pour chaque heure d’ouverture publique!
vendredi 9 juin 2006
L'État des choses
À l’ombre du temple du savoir