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lundi 25 août 2008

Les 35 heures

Depuis que la nouvelle Convention a pris effet, nous sommes tous, nous le savons, soumis à l'horaire des 35 heures. Il ne semblait pas y avoir de problème: la Ville allait payer les heures qui le dépassaient en temps supplémentaires. Seul petit hic: la Ville et/ou les arrondissements refusent que l'on fasse du surtemps.

Ainsi, une bibliotechnicienne, dans Ahuntsic-Cartierville, qui avait dû assumer la responsabilité d'une bibliothèque durant les vacances de la bibliothécaire s'est vu refuser un ¼ d'heure de temps supplémentaire. On lui a demandé de transférer son temps à la semaine suivante. Il aura fallu l'intervention de la directrice syndicale pour qu'on lui paie son dû.

Dans Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, une aide-bibliothécaire de l'arrondissement qui avait été affectée dans une autre bibliothèque pour dépanner (à cause d'un manque flagrant de personnel, évidemment), s'est vu retourner chez elle parce qu'elle se serait retrouvée en temps supplémentaire.Espérons qu'on lui a payé les
3 heures prévues par la loi des normes du travail pour son déplacement!

Comme quoi, il est beaucoup plus important de ne pas payer ne fusse qu'un ¼ de temps supplémentaire que d'éviter une surcharge de travail aux employés et d'assurer un service de qualité.




lundi 5 mai 2008

Temps supplémentaire

La nouvelle convention accorde le droit au temps supplémentaire après 35 heures. Depuis la disparition de la Banque réseau au profil de banques d'arrondissement, certains pourraient se retrouver avec des offres de travail qui, une fois la semaine de travail terminée, dépassent les 35 heures. Évidemment, la ville refusent que ses employés fassent du temps supplémentaires.

Cependant, nous ne croyons pas qu'il est de notre devoir de gérer notre temps de telle sorte que nous ne fassions pas d'heures supplémentaires. C'est à notre employeur à voir à ce que cela ne se produise pas. Déjà, le passage de 40 heures à 35 heures constituent pour plusieurs un sérieux manque à gagner. Il ne faudrait pas tomber dans une forme de culpabilité auto-répressive en se dénonçant soi-même: «Je ne peux pas accepter, je vais dépasser les 35 heures...»

Il est évident qu'une telle situation aurait moins de chance de se produire s'il y avait une Banque réseau capable de voir nos horaires et de moduler ses demandes en fonction des heures permises de travail. Mais pour l'instant, ils sont 9 arrondissements avec 9 banques; et c'est à eux de faire en sorte qu'il n'y ait pas de surtemps.

Ainsi, si vous avez des offres qui amènent un dépassement des 35 heures et que vous désirez les travailler, faites-le. Vous êtes des aide-bibliothécaires ou des technicien-nes et non des cadres (ce n'est pas ce qui manque dans cette ville). Quant au temps supplémentaire que cela pourrait occasionner, eh bien! que les arrondissements ou la Ville le paie ... ce n'est pas votre problème.

Et surtout ne vous laissez pas intimider ...

mardi 11 mars 2008

Après 35 heures, temps supplémentaire

Depuis la signature de la nouvelle Convention collective, le 21 février, nous sommes soumis, comme les permanents, à la semaine de 35 heures. Ainsi, si votre horaire de travail dépasse ce 35 heures, vous avez droit au temps supplémentaire. Pour être clair, chaque heure travaillée au-delà doit vous être payée à temps et demi.

Certains arrondissements tentent de faire transférer ce temps supplémentaire à la semaine suivante pour éviter de le payer.Il faut refuser. La Loi des Normes minimales du travail ne le permet pas.


Comment calculer les heures supplémentaires

Les heures travaillées en plus des heures de la semaine normale de travail doivent être payées avec une majoration de 50 % (taux et demi) du salaire horaire habituel du salarié.

Aux fins du calcul des heures supplémentaires, les congés annuels et les jours fériés, chômés et payéssont considérés comme des jours travaillés.

L’employeur peut, à la demande du salarié, remplacer le paiement des heures supplémentaires par un congé d’une durée équivalente aux heures supplémentaires effectuées, majorée de 50 % (7 h = 10 h 30). www.cnt.gouv.qc.ca/fr/normes/duree.asp



samedi 8 septembre 2007

La main gauche et la main droite


Depuis que l'ancienne Ville de Montréal a volé en éclat pour devenir un ensemble de fiefs (que l'on nomme pudiquement arrondissements), les fonctionnaires permanents se retrouvent assujettis et pratiquement ligotés au nouveau territoire où ils travaillent. Il est pratiquement impossible pour eux d'entrevoir l'ombre de la possibilité d'un quelconque mouvement vers un autre endroit de ce qui fut une ville. Cette situation fut définitivement coulée dans le béton lorsque le Syndicat des fonctionnaires municipaux de Montréal (SFMM) signa une lettre d'entente qui modifiait radicalement l'article 19 portant sur le comblement de poste.

Pour nous, fonctionnaires auxiliaires travaillant dans les bibliothèques de l'ancienne Ville de Montréal, la situation est différente. Nous bénéficions toujours d'une lettre d'entente particulière qui, grâce à l'existence d'une Banque réseau, fait encore de nous des employé-es en mesure de se déplacer à travers les 9 arrondissements qui formaient Montréal. Cette lettre d'entente aurait dû être renégociée dans les 6 mois suivant la signature de la convention en décembre 2003.Ce qui, on le constate, ne fut pas fait.

Malgré le fait que le syndicat ne semblait pas bouger, les arrondissements, eux, ne sont pas demeurés inactifs. Ainsi, une note de service d'avril 2004 faisait état d'une réunion de chefs de division où s'exprimait clairement l'intention d'abolir la Banque réseau au profit d'une gestion par arrondissement ainsi que la volonté de comptabiliser l'ancienneté par arrondissement.

Ce n'est qu'en janvier 2005 que le SFMM met sur pied un comité pour le renouvellement de notre lettre d'entente. Comme nous apprenons l'existence de ce comité par un fax qui demandent de lui faire parvenir des suggestions, des aide-bibliothécaires auxiliaires se réunissent et élaborent un certain nombre de points qui, d'après eux, pourraient améliorer leurs conditions de travail. Mais, il apparaît très vite que le soit-disant comité n'a pas vraiment l'intention d'écouter qui que ce soit pour la rédaction du nouveau projet.

Réunions, pétition, pressions finissent par avoir raison du comité. Une réunion des délégué-es et de personnes ressources, mettant au point un projet de lettre d'entente, sera finalement suivie d'une Assemblée "sectorielle" des membres pour approuver le texte élaboré. Mauvais copier-coller de la part du comité du SFMM, le projet est de nouveau reformulé pour être conforme a ce qui a été mis de l'avant au cours de la réunion précédente. Adopté à l'unanimité, le texte de lettre d'entente devra faire l'objet de deux autres réécritures pour finalement ressembler à ce qui avait été voté.

Ce projet a pour axe principal l'existence de la Banque réseau et, par conséquent, le refus du casernement en arrondissement.

Suite à la consultation du SFMM auprès de ses membres pour le renouvellement de la convention collective qui est échue,rappelons-le, depuis décembre 2006, ce besoin de briser l'enfermement semble quelque chose de généralisé. "La problématique reliée aux mouvements de personnel et notamment la mobilité de la main d'oeuvre dans l'ensemble de la Ville et non pas seulement dans les seuls arrondissements ou services" est au coeur des demandes formulées dans le projet déposé auprès de l'employeur, dixit l'Info-négo 2007, no 1.

Or voilà que, subitement, nous apprenons l'existence d'une lettre d'entente "intérimaire" (en vigueur de juin 2007 à décembre 2007) qui a pour effet de consacrer la priorité de l'arrondissement Mercier-Hochelaga-Maisonneuve sur la Banque réseau, ce qui est en contradiction flagrante avec la volonté exprimée par les aide-bibliothécaires lors de l'Assemblée "sectorielle" de juin 2005.

À quoi devons-nous nous attendre si LA MAIN DROITE NE SAIT PLUS CE QUE FAIT LA MAIN GAUCHE ?!!









vendredi 9 juin 2006

Temps supplémentaire payé à CDN/NDG


Selon la Loi des normes minimales du travail, une semaine de travail est de 40 heures. Au-delà de ce 40 heures, la travailleuse ou le travailleur doit être rémunéré à temps et demi.

La Loi est claire sur la méthode de calcul : les heures payées en «congés fériés» sont additionnées aux heures effectivement travaillées. Les heures payées en «congés conventionnés» sont exclues du calcul.

C’est ce qu’ont reconnu les autorités de l’arrondissement CDN/NDG. En effet, plusieurs cas ont été portés à leur attention. Après discussion sur un cas particulier, ils sont arrivés au calcul suivant, pour la semaine se terminant le 30 décembre 2005 :

A - Temps effectivement travaillé (27, 28 et 29 décembre) : 21.5 heures

B - Congés fériés (26, 27 et 30 décembre) : 21.72 heures

* Congés conventionnés (les 28 et 29 décembre, non-calculés) : 14.28 heures

A + B = 43.22 heures donc 3.22 heures de temps supplémentaire à temps et demi. Ce travailleur (le cas discuté) a vu son salaire réajusté sur sa paie du 27 avril 2006. Les autres cas soumis devraient être calculés et compensés prochainement.

De nouveaux cas seront soumis pour la période de Pâques : quelques collègues ont cumulé plus de 40 heures de travail (travail + congés fériés) sans être payés pour leur temps supplémentaire.

Il est incompréhensible que des déléguéEs syndicaux doivent enclencher des procédures de griefs, cas par cas, pour que les membres se fassent payer du temps supplémentaire. C’est un droit reconnu! Le paiement devrait être automatique!

Il est incompréhensible que les autorités de l’arrondissement Ahuntsic / Cartierville aient refusé de payer nos collègues pour leur temps supplémentaire de la période des Fêtes 2005. Le tout est présentement soumis à la procédure de grief.

Il est tout aussi incompréhensible, puisque les permanents ont une semaine de travail de 35 heures, que les auxiliaires en aient une de 40 heures. Cela ressemble étrangement à une «clause orphelin» qu’il conviendrait de changer lors de la prochaine négociation de convention collective.

Occupons-nous de nos affaires : cet argent nous l’avons gagné et il nous revient de droit!